gros coup dur pour les maternelles
Premier état des lieux de la rentrée des « primaires » dans le secteur : quatorze suppressions de classes sont à l'étude. Essentiellement en maternelle. Et même si des changements peuvent encore survenir jusqu'au 14 février, il ne faut pas non plus s'attendre à une succession de miracles.
Voici donc la liste noire, celle qui nous a été communiquée hier par le syndicat enseignant SE-UNSA.
- Dans la circonscription d'Hénin-Beaumont, on évoque une fermeture à la maternelle Jeannette-Prin de Drocourt, et toujours à Drocourt, une à l'élémentaire Joliot-Curie. À Hénin, la maternelle Fallières perdrait une classe. Deux classes étaient « condamnées » à la primaire Breuval, une en maternelle et une en élémentaire mais finalement, après intervention du syndicat, une seule classe fermerait, en élémentaire. À Rouvroy, une classe disparaîtrait à la maternelle Casanova.
- Dans la circonscription de Montigny-en-Gohelle, la maternelle Louise-Michel de Billy-Montigny perdrait une classe, une autre serait supprimée à l'élémentaire Doisneau-Rolland à Billy également enfin, à Billy-Montigny toujours, la fusion de deux écoles entraîne une fermeture en élémentaire à Voltaire. À Montigny-en-Gohelle, la maternelle Casanova - Anne-Frank perd une classe, la maternelle Du Barlet également, ainsi que la maternelle Ferry-Sévigné.
- Dans la circonscription de Noyelles-Godault, l'école maternelle Sion de Courcelles-les-Lens perdrait une classe. À Oignies, la maternelle Jacques-Brel en perdrait une, ainsi que la maternelle Kergomar.
- À négocier... Le cas de la maternelle Sion à Courcelles va être réétudié. Une fermeture est envisagée mais les enfants de La Marlière (lotissement de 1300 logements en chantier) continuent d'affluer.
Les représentants des enseignants souhaiteraient également revenir sur le cas de la maternelle Du Barlet, à Montigny, où la fermeture d'une classe va monter l'effectif à 30 gamins par classe...
- Ouf ! À Hénin, une fermeture était prévue à Guy-Mollet mais elle a été abandonnée « parce qu'il y en avait déjà eu une l'an dernier. » L'école Bruno de Dourges - pour laquelle un groupe de mamans s'était battu « becs et ongles » l'an dernier après une annonce de suppression, et qui avait eu gain de cause - semble épargnée cette année. Même chose à Courrières où les parents d'élèves de la maternelle Louise-Michel avaient organisé l'an passé une « tombola » symbolique pour racheter une classe menacée : pas d'annonce de fermeture pour la rentrée 2012. À Courcelles, on sait que le moyen supplémentaire déployé en urgence il y a quelques semaines à l'école Salengro va être pérennisé : une classe créée donc, dans cette école élémentaire qui voit arriver des gamins de La Marlière. Aucune suppression n'est annoncée sur Carvin et Libercourt.
- Acharnement sur les maternelles ? C'est l'impression qu'on a au premier coup d'oeil, et pour cause, sur les quatorze fermetures, une dizaine concerne des maternelles. Normal. Déjà l'an dernier, à l'échelle nationale, les suppressions avaient beaucoup touché de maternelles, suite à l'abandon de la scolarisation des enfants de deux ans. Partout, c'était l'hémorragie. Partout sauf dans les secteurs dits RRS (réseau réussite scolaire, zone d'éducation prioritaire) qui étaient un peu épargnés, la scolarisation des deux ans y étant toujours possible. Or, la plupart des écoles de notre secteur sont en RRS. Mais cette année, c'est fini pour tout le monde. Que l'on soit issu d'un quartier tranquille ou d'une cité difficile, même tarif : l'Éducation nationale refuse de prendre en charge les deux ans, et du coup, supprime des postes. Conséquence, dans le secteur, le coup se fait rudement sentir. Les écoles qui parviendront encore à dédier un poste à l'accueil des deux ans vont se faire rares.
- Ça peut encore bouger, cette liste peut être amendée jusqu'au 14 février, jour où se tiendra le comité technique paritaire qui la rendra officielle.
Si quelques cas particuliers peuvent être évoqués d'ici là, comme celui de l'école Sion à Courcelles, il ne faut pas non plus s'attendre à des tas de miracles. La rectrice (qui l'an passé avait touché sa fameuse prime plein pot) a décidé que 163 postes devaient être supprimés en primaire dans le Pas-de-Calais, et il faut bien les prendre quelque part.
VDN 25/01/2012